Table à gradin

Table à gradin dit aussi bonheur du jour, en loupe d’amboine et acajou, ouvrant en ceinture
à un tiroir à volet découvrant un intérieur à tablette de cuir vert et quatre tiroirs en acajou
massif à façade de citronnier à encadrements de filets d’amarante, reposant sur un
piétement à pieds en balustre à cannelures de laiton réunis par une tablette d’entretoise
échancrée à dessus de marbre blanc à galerie, surmontée d’un gradin ouvrant à un vantail à
brisure, le dessus de marbre blanc encastré dans une galerie à double frise de cercles
ajourés et entrelacs reposant sur des colonnettes de bronze doré à chapiteau, cannelures,
balustre et piédouche.

Par Adam Weisweiler (1746-1820).
Epoque Louis XVI, vers 1785.
H : 106 cm, L : 69,5 cm, P : 42 cm
30 000-40 000 € ou 25 000-30 000 €

Référence bibliographique :
P. Lemonnier, Weisweiler, Paris, 1983.

Cette table à gradin appartient à une petite série de meubles d’Adam Weisweiler très probablement réalisés sous la direction du marchand mercier Dominique Daguerre vers 1785, la plupart en loupe d’amboine et certains d’entre eux ornés de plaques de porcelaine.

Si l’on exclut les modèles présentant des différences, on répertorie moins d’une dizaine de ces tables à gradin. Il semble par ailleurs que certains exemplaires aient subis des altérations, peut-être pour leur retirer leurs plaques de porcelaine, il est alors très probable qu’ils aient été replaqués autrement qu’en loupe d’amboine. Un rare exemplaire conservé dans une collection publique appartient aujourd’hui au musée J. Paul Getty de Los Angeles (Lemonnier, op. cit., p. 28).

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